Le 19 décembre 2016, alors que la République démocratique du Congo traverse une période politique extrêmement tendue, Franck Diongo est arrêté à Kinshasa.
Député national et président du Mouvement lumumbiste progressiste, il fait partie des figures de l’opposition les plus vocales contre le maintien de Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la fin officielle de son mandat.
Son arrestation intervient dans un climat national marqué par des manifestations, des restrictions et une forte crispation autour de la transition politique.
Très vite, son dossier prend une dimension symbolique.
Pour ses proches et une partie de l’opposition, l’affaire illustre la manière dont le débat politique pouvait basculer vers le terrain judiciaire.
Franck Diongo est ensuite condamné, puis incarcéré pendant plusieurs années.
Sa détention renforce son image d’opposant ayant payé un prix personnel pour ses prises de position.
Au-delà de son cas individuel, son parcours raconte une période où plusieurs acteurs politiques, militants et citoyens ont eu le sentiment que l’espace public se rétrécissait.
Libéré en mars 2019, dans un contexte de décrispation politique après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, il reprend progressivement la parole publique.
Son histoire reste associée à une question centrale : jusqu’où peut aller l’engagement politique lorsque la justice, la sécurité et le pouvoir se croisent dans un même dossier ?

