Le 20 mai 2019, Moïse Katumbi rentre en République démocratique du Congo après environ trois années d’exil.
Son avion se pose à Lubumbashi, ville où son poids politique, économique et symbolique demeure considérable.
Ancien gouverneur de l’ex-Katanga, homme d’affaires et président du TP Mazembe, Katumbi n’est pas un acteur politique ordinaire.
Son départ du pays, sur fond de tensions avec le pouvoir de Joseph Kabila et de dossiers judiciaires contestés par ses partisans, avait transformé son absence en sujet politique permanent.
Pendant son exil, son nom continue de circuler dans l’opposition congolaise.
Il devient à la fois un absent influent, un candidat empêché et une figure autour de laquelle se recomposent plusieurs alliances.
Son retour, quelques mois après l’investiture de Félix Tshisekedi, intervient dans un climat de décrispation relative.
Pour ses partisans, il s’agit d’une réparation politique.
Pour ses adversaires, son retour rouvre la compétition et les calculs d’influence.
Dans les trajectoires d’exil politique, le retour n’est jamais seulement physique.
Il est aussi un acte de réapparition publique, une manière de reprendre place dans l’histoire nationale.

